Les lames du jeu disposées sur la table basse en contre sens de la fenêtre grande ouverte attendaient patiemment. J'en saisis une, au hasard, le tirage de l'intuition, de la rapidité puisqu'une seule carte..un soleil radieux aujourd'hui samedi. Mimant un gros pied de nez au stress, le corps se relâche lentement..il me parle, avec lui même également et s'émerveille devant l'imprévuE. La carte serrée ente mes doigts me renvoyait vers des instants d'une rare intensité sensuelle..Ca chauffe grave là..écran total de rigueur.. la peau rougit.... les rayons baignent la pièce entièrement et nourrissent le bois parfumé du parquet en chêne massif. Une sensation câline sous des pieds enfin réchauffés après des jours si froids. Elle me réconcilie avec la ville et ses incertitudes masquées. Le secret de l'imprévuE que je n' attendais pas précisément là, aujourd'hui, mais qui soudainement surgit tel une mangue sucrée tombée à mes pieds tombée de la branche désir, de l'arbre volupté.Je voulais ce soleil sur ma peau..plus que tout..j'ôtai alors mon tee-shirt pour l'embrasser..L'ordinateur et ça devient une machiavélique perverse habitude chez lui, me titillait d'un éclairage en basse tension, sur une carte du ciel... Il s'alluma genre "viens voir par ici si j'y suis, une étoile filante traverse le cosmos". Je le posais sur les genoux.. L'écran reflètait un ventre noyé de soleil, quelques gouttes de sueur perlant vers mes cuisses tant la chaleur était forte. Des palpitations d'une régularité d'horlogerie suisse planaient au devant du mystère du fruit sucré qui allait se décrocher..on ne pourra pas dire que je n'en fus pas le premier surpris de le ramasser à pleine main.Je m'aventurais sur la toile.. et son pseudo en lettres rouges et en temps réel s'afficha..Je me mis à penser à sa silhouette, à ses hanches, à son cul, ses seins exhibés cerclés de cuir fin.. et revoir sa démarche lente sur ses talons aiguilles..puis la voir se pencher devant moi pour arrondir son cul vers des contours tracés à la perfection.. Hups!!!Je revins à la réalité et finis par lui dire bonjour.... craignant quelque peu ses micros-raideurs que je qualifierai de filtres de sa pudeur-colère. Peut-être est-ce bien l'envergure des fantasmes que je sens pourtant toujours collés/copiés sur sa féminité qui la gêneraient au point de ne rien vouloir laisser paraître..mais je les sens..les devine et les sublime..ils m'inspirent. Elle est.. elle doit être...oui il s'agit de cette femme araignée qui est venue frappée dans son silence absolu et s'obliger à ouvrir ma porte avec une main décidée, mais une main génée aussi. Je n'en ai pas fini avec elle d'ailleurs et les lames de tarot en attendant un signe de la part d'un ou d'une lectrice pour que je puisse donner suite à cette histoire et de ce qui suivit..Une personalité, rare, troublante, que je voudrais rendre plus sauvage encore, plus animale..lui faire lâcher prise avec toutes ses retenues..Elle m'adressa en retour un message direct..c'est son habitude..ne comprenant pas pourquoi mon dernier blog avait disparu..je fus crucifier sur place, saisi par l'ivresse intérieure comme pourrait le provoquer l'effet champagne qui soudainement vous imbibe de son charme érotique. Je lui renvoyais tant bien que mal une réponse, lui expliquant qu'il avait simplement changé de nom et s'intitulait dorénavant desirspartagés. Ses mots et son étonnement, sa façon de regretter cette disparition, la façon à elle de le dire, mais souvent en contre-champ, désarticulée, usant d'un subtil stratagème pour prouver et se prouver qu'elle ne se protège pas, qu'elle pourrait être cette femme dominatrice absolue, au coeur d'une sensualité de féline, provoquèrent chez moi le besoin irresistible de faire glisser mon pantalon sous mes jambes, de m'en débarasser, de le laisser tomber sous mes pieds, tant je fus érotisé par ses mots laconiques. J'étais maintenant nu, assis dans le fauteuil et posais l'ordinateur sur la table basse en verre..Je m'ouvrais largement, ne pouvant plus résister à cette tentation..non pas tentation, terme judéo-chrétien qui s''affiche dans le remords à la sauce culpabilité..il s'agit bien de beauté par le corps, silences, d'esprit lucide..Les images, la sienne en création et la mienne sur l'écran se mêlèrent, se croisèrent..je l'imaginais à ma façon..derrière le sien...L'ombre-reflet de l'écran renvoyait d'autres lueurs, je la devinais belle..toujours empreinte de mystére, je crois qu'elle sentait que son fluide me traversait, sa forte intuition me donnait encore plus de frissons.. et son pseudo..disparut..

Elle devait monter dans le bus maintenant, ou s'assoir sur un siège du métro..

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire