lundi 22 septembre 2008

La voyageuse

Elle observe par la vitre le temps qui défile, songeuse, un rêve en plus. Son point de connexion s'étire sur un monde de regrets..
Ses yeux brillent dans la brume froide des souvenirs, se répercutant sur un devenir marqué par l'incertitude, ce que j'en décryptais du moins. Ou alors était-ce simplement comme nombre d'entre nous le simple souhait de vivre une existence plus enclin à se fondre dans la tranquilité.
Elle se pose grâcieuse sur un siège côté vitre. Je ne pus m'empêcher de la suivre, l'ayant vu quitter son bureau quelques minutes plus tôt. Elle n'en savait rien..
Le métro, le train sont des volumes édifiés pour accueillir l'intemporel. Nous remplissons le vide de murmures, de pensées fugitives tels les squatteurs de cloisons en tôles. Un compartiment est une taule, une autre, mais une fois à destination il vous rend votre liberté. Il suffit de s'en détacher, de l'observer en état d'alerte sur le présent, prendre le recul nécessaire, et il en faut peu, pour s'en rendre compte.
Elle prend place près de la fenêtre, son visage en reflets s'affiche sur les façades de maisons et d'immeubles se succédant au rythme des claquements du rail. Le nez fuyant, le coude replié et la main sous le menton affichent son choix de ne pas être prisonnière de la rame.
Elle avait mis un arrêt à son système d'exploitation qui l'accompagne dans une petite malette posée devant elle. L'inséparable ordinateur
mérite t'il un sac en cuir?
J'aime les genoux légèrement entrouverts. Les têtons pointent la solitude du voyageur qui se laisse emporter dans la dérive imposée par le mouvement lancinant de son moyen de transport. Je l'observe à plusieurs mètres de distance, assis face à elle, en lisant , je tente du moins la lecture d'un roman allemand. Mon attention bien plus tournée vers elle et ses jambes, et plus loin encore quand mes yeux caressent ses cuisses blanches par contre resserrées de façon à ne pas laisser entrer l'oeil d'un inconnu. Je respire intensément comme pour humer le parfum qui se dégage du dessous de la jupe..je me pose bien-sur une question à savoir si elle porte une culotte,..ou si la chatte que je devine est libre d'épouser l'air.
Mon insistance pourtant discrète l'effleure. Elle ressent une énergie se poser sur son être. Elle décroche, quittant les rêveries et fusille l'observateur-mâteur qui ose de curiosité sur sa personne sans son accord. Tout ceci est pourtant du passé, je m'en souviens comme si c'était hier.
Elle plongea son être dans mon âme, sans bouger les paupières, fixement, aucun clignement, et révise son jugement premier car maintenant sans agressivité. Une intensité si puissante que je crus que ses pupilles exploseraient mon coeur et l'émietter vers les zones inconnues du huitième ciel..Elle relâche son emprise, détend le haut du front sur lequel se dessine un pli. Je tentais de sourire mais ne pus le faire..rien ne sortait..elle le comprit, s'en amusa sans excès, et je ne sais pourquoi, par quelle troublante indélicatesse, une nouvelle fois, sans que je puisse contrôler quoi que ce soit, je me laissais porter vers ses genoux. Un éclair qui ne lui échappant pas, la surprit semble t'il agréablement Que l'on s'intéresse à elle de cette façon et de surcroit à sa féminité la mit dans la perplexité. Un choix restait à faire. Elle n'y alla pas par quatre chemins.
A ce moment précis, tout se figea, elle, moi, le train , les immeubles, les façades, la vie, l'univers..Son visage buvait mon désir, s'en nourrirait ou le refuserait il?, ..les secondes qui suivirent frappèrent à la porte de l'éternité. Elle me pénétra de son être, glissant à l'intérieur du mien comme le miel coulant des lèvres jusqu'au fond de la gorge pour aller caresser ma queue, laquelle durcissait et de plus en plus. Le corps vers moi dans ma direction, elle se saisit d'un journal sur la banquette qu'elle déplia, en croisant les jambes, un grand classique aux effets dévastateurs.. Elle me montrant ses cuisses, décroisa à nouveau les jambes quelques instants plus tard, puis beaucoup plus dans la lenteur, avec une grande amplitude dans le mouvement se repositionna jambes serrées. Elle lança un coup d'oeil sur le mâteur, afin de s'assurer en toute innocence qu'il ne perdait rien du spectacle. C'est alors que petit à petit, elle écarta les genoux, une amplitde suffisante pour ouvrir enfin le haut des cuisses qui ne se touchaient plus. Je léchais dans la distance depuis mon siège son trésor caché qui apparaissait enfin..magnifique. Je voyais disticntement les reflets de son humidité qui coulait entre ses lèvres. Ma queue s'arqueboutait tendue,
et pour accompagner tant de désir de ma part, elle caressait du bout de la langue le bord des dents et de la bouche, bien sur toujours sans me regarder. Elle et moi savions, les autres, sous le balancement des wagons et le poids de la fatigue, s'étaient recroquevillés sous leur carapace.
Le train roulait sans heurt vers paris..nous allions donc descendre ensemble...

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