vendredi 5 décembre 2008

à l'improviste

Samedi matin, l'autobus roule vers le centre médical. J'ai oublié ma feuille de sécu la semaine dernière, et un trop payé de 10 euros que je dois récupérer. Ses fenêtres là haut au 5 ème défilent sous mes yeux. Je la sens là derrière les rideaux. Son image me lâche jamais. Peut-être est elle chez elle ?. texto:
-si tu es libre nous pouvons nous voir d'ici une demi heure. j'suis la porte à côté chez le toubib..
Réponse immédiate:
-ou? chez moi? ok.
Elle c'est beaucoup plus que tout, c'est autrement, c'est autre chose, c'est une voix lactée de neurones qui s"articulent sur les miens(il m'en reste encore quelques uns..) sa voix sonore qui résonne en symbiose sur mon corps, une enveloppe charnelle qui cristallise mes sens. Elle c'est une étoile blonde chargée de fusion thermo-nucléaire, un magmat qui remue sans cesse intérieurement, et qui me brûle, elle c'est cette sensualité brute féminine qui me fait chavirer, tout autant que vous la croiseriez, vous ne pourriez échapper aux radiations qu'elle dégage et les brûlures qui piquent le ventre. Les ondes qui émanent d'elle vous embarquent vers les rivages d'une île paradisiaque, jusque là inconnue. Là, tout semble à porter de mains pour s'abreuver et se nourrir la bouche sur ce caillou à la végétation luxuriante. En levant le regard un peu au dessus de grands arbres verts, des voluptes de fumée se dégagent d'un volcan planté au centre, prêt à entrer en éruption à tout moment, à chaque instant. Elle, c'est celle que l'on attend toujours, et qui vous donne son miel quand elle touche le profond de vos désirs..elle c'est le visage caché d'une enfance enfouie dans la crainte de ne pas revivre l'inacceptable et ses blessures sourdes qui sans cesse remontent à la surface..elle c'est la femme dont chacun d'entre nous, femmes hommes, désirons d'elle l'amour physique parfait sublime et subtile...elle, c'est la beauté du corps,, foutue comme une déesse, des seins magiques, un cul qui dessine la force d'un coeur, des hanches sur lesquelles on se tend et se raccroche pour transpercer une chatte brulante, ouverte, délicieusement gorgée de pluies chaudes, elle c'est une déesse qui vous serre la queue dans la grâce d'une délicate domination pour mieux vous sentir et se sentir être mieux défoncée...elle c'est une louve qui se met sur les genoux vous offrant la splendeur d'un corps, de nichons, d'un cul, de fesses dans leur animalité brutale, elle c'est un oasis de saveurs tant son goût est sucré, ses odeurs envoutantes, elles vous captivent, me font bander jusqu'à vouloir ne plus lâcher prise et ne pas gicler mon désir d'en finir de la baiser mais au contraire de faire perdurer cette intensité rectile en me nourissant de cette retenue pour lui donner encore plus de force profonde et maîtrisée vers ce qu'elle ne sait pas au fond..attendre..elle veut tout et rien, ou alors elle refuse tout en acceptant rien, en s'accrochant sur les, ses résistances. Sa contradiction est addiction, avec moi c'est ça....tout ça, et le charme du désir fait le reste tant nos êtres se ressemblent, s'attachent, s'esquivent, se désirent, se rejoignent, nous hantent, nous priveraient presque de la liberté d'exister sereinement parce que des choix, les siens, nous ont écartés de l'amour absolu, total , fusionnellement maitrisé.
Quand ma queue entre en elle, je la sens brûler elle, au travers de ma bite justement qui gonfle et se durcit pour qu'elle lâche prise, puis basculer dans la quasi folie du sexe..ma queue contient, retient, mais elle veut aller vite, plus vite, veut que je la cogne au fond, dans le fond qu'on en finisse peut-être de craindre peut-être d'aimer ça, de trop l'aimer,et de se lâcher, n'osant par pudeur se donner dans ce que je crois être un univers de fantasmes absolu..avec elle je crois que nous pourrions tout mettre en scène, en rire, tout vivre, tout réaliser..mais voilà, avec elle ce n'est qu'à l'improviste, parfois réglé aussi mais sur un temps qui me paraît l'éternité, et plus dans un cadre établi ou préétabli sur les quelques minutes précédentes, équilibré du désir partagé.
Je suis son "amiant"..elle est mon "amiante"..brûlante. Elle est cette chatte sous un toit.. dont ma langue sans cesse désire venir entrer dans les trous ouverts et si parfumés..je la lèche et je la lèche mais trop souvent dans son absence...
..Au bas de chez elle, le portable à l'oreille, une demi bouteille de champagne dans l'autre..
-c'est quoi le code?..Je me suis planté d'immeuble, je suis entré la porte à côté, figure toi que tu as une homonyme..oui.. le même nom que toi...combien? ok merci. J'arrive..
La porte s'ouvre.. l'ascenseur est d'un autre monde..je sonne , la porte s'ouvre..comme elle est belle..

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