Elle fit couler la cire sur le parquet dans cette lenteur qui glissait depuis son intrusion chez moi et qui, telle la pointe d'une lame d'acier tendue sous la gorge, me clouait la bouche. Je ne pouvais dire un mot, aucun son ne sortait..je n'en avais ni la force ni l'envie peut-être.Je fixais sa présence, son corps, son intelligence raffinée, sa gestuelle dans le rituel d'une divinité lors d'offrandes charnelles. Mais ici je ne voyais aucun stéréotype..Je la voyais dans son élément naturel, une visiteuse s'était parée d'une araignée en lanières de cuir.
La cire chaude avait maculé le sol. Elle posa doucement les bougies qui se figèrent au cours du durcissement devant l'encadrement de la fenêtre..de chaque côté. Elle ouvrit en grand les rideaux..puis les deux battants. Elle inspira la nuit noire et sa douceur d'été qui perçaient les intimités de notre espace, elle en premier plan face aux houppiers des arbres du parc au pied de mon appartement du 4eme. Elle déposa les mains sur le garde fou, respira une nouvelle fois les fleurs odorantes qui agrémentaient le petit balcon..là encore le cul s'offrit, se tendit quand elle se baissa, mais une jambe se releva sur le rebord de l'encadrement à quelques cinquante centimètres du sol. La fente de son cul s'ouvrit dans le mouvement..
La femme araignée observe la ville..ses nichons et sa chatte des vertiges dirigés vers les lueurs qui scintillent au devant de ses rêves..oui elle rêve, s'en nourrit, elle cherche une proie..et son regard se porte dans le lointain.là bas vers un immeuble où une ombre se fige contre les baies vitrées..la lumière baisse d'intensité..mais reste perceptible..une ombre..oui se dessine..et il s'agit bien d'une ombre..féminine..
La femme araignée a tissé sa toile avec cette inconnue qu'elle'observe..si lointaines si proches dans les fibres du désir..
Ses mains se portent alors sur chaque fesse..elle tourne la tête vers moi qui suis toujours en retrait..elle m'offre son cul, son trou du cul qu'elle ouvre..
-viens..prends moi maintenant, encule moi maintenant..là tout se suite. et ensuite tu prendras mon con...Je m'approche, et ma queue se disproportionne tant le désir s'ouvre devant la porte de l'extase..
-lèche moi le trou..me demande t'elle maintenant que son regard se porte sur l'ombre furtive, sur l'immeuble aux pierres grises. Je m'exécute, ma langue lèche et découvre des saveurs inconnues. Je goûte son animalité, sa force de femme et sa fragilité d'être femme..ma langue entre dans son intérieur et descend aussi vers la chatte..je reviens plus haut..je veux aller plus loin..et elle mouille..doucement dans ma bouche..son trou se dilate petit à petit..elle aime se faire enculer..le signe est précurseur..son trou offert s'agrandit, et reste si ferme..ma queue tendue est au bord du gouffre de la vie et l'extrême lui arrache les entrailles.
La femme araignée a compris qu'elle avait eu ce qu'elle souhaitait..qu'on la désire plus que tout..devant et derrière elle...Les lanières de cuir la serrent si fort que son corps s'arqueboute dans la nuit des fantasmes.Elle admet que son désir est de vouloir me regarder. Son choix est fait, elle me pousse alors contre le devant du balcon.. Elle se tend maintenant derrière moi offrant sa deuxième proie à son premier festin. Sa main caresse mes fesses, son doigt se raidit, il pénètre mon trou du cul qu'elle vient à lécher lentement, elle se baisse encore, je viens d'entendre son souffle, la lumière faiblit..une odeur de cire envahit l'espace, son visage revient se poser contre mon épaule mais son regard se porte là-bas dans le lointain ..vers les rais de lumière qui déclinent une appartenance entière et dévouée à son fil d'or qu'elle a tissé sur les ténèbres..la bougie entre dans mon cul...elle me mord le cou..sa piqûre finale m'emporte vers l'extase, celle qui me guettait. Elle me l'offre. Les pointes de ses seins ont étrangement muté si volumineux qu'elle y verse une cire liquide et chaude avec la seconde bougie, celle qui scintille toujours dans son royaume qui tremble. Son corps est en fusion. Sa langue s'agite. Elle l'enfonce dans ma bouche. Le premier baiser de la femme araignée qui crache une nouvelle fois le venin du delice.
Là-bas dans la nuit noire une ombre se plaque contre les vitres..les bras tendus en croix..
La porte se referme, son odeur flotte sur le silence..
Sur la table basse la carte de l'impératrice est piquée de projections de cire rouge..
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